mardi 23 mai 2017

Stage de chant estival

Pour les personnes qui veulent parfaire leur fin d'été, 
voici un stage recommandé :

Tous les détails en suivant le lien :
http://yvesniquil.wixsite.com/chantetpresence


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Un présent à ouvrir...


« Si vous voulez réveiller l’humanité tout entière, 
alors réveillez-vous vous-même. 

Si vous voulez éloigner du monde la souffrance, 
alors éliminez tout ce qui est sombre et négatif en vous. 


En vérité, le plus grand cadeau que vous ayez à donner 
est celui de votre propre transformation. »


 Lao Tseu

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source : Gisele Bonnot

lundi 22 mai 2017

Perception globale avec Jean Klein

Question:
Je pense que mon problème est de ne pas arriver à faire cesser la ronde des pensées. Je pense que l'observateur est une pensée, mais cela est une autre pensée, et c'est un concept de plus.

Jean Klein : Au moment où vous faites ce constat, sortez de l'objet, de l'idée d'observateur ou du sentiment d'être un observateur, et sentez vous dans la vision seule. Je dirais même sentez vous derrière vous-mêmes! En un sens, cela ressemble d'abord à une localisation derrière, à la base de votre crâne.

Je vois bien cela, mais aussitôt je le conceptualise. Vous ne devez pas, vous devez le ressentir comme une perception globale.
Qu'arrive t-il quand surgit immédiatement la pensée "Maintenant je suis derrière"? Toutes les pensées sont dans le front, aussi ne pouvez vous pas être derrière et en même temps penser "Je suis derrière". En vous percevant derrière, vous percevez une extraordinaire énergie. Cette énergie n'est pas le courant qui frappe le cerveau et forme un concept. Elle demeure énergie. Elle n'aboutit pas à une formulation: "Je suis ceci ou cela".
Donc il y a conscience d'une énergie dans sa globalité, mais il n'y a pas de pensée? Absolument. Complète absence de toute pensée.

Mais il y a encore le désir de s'approprier cette énergie, de faire quelque chose avec elle, de la pousser vers une fonction... Vous demeurez le maître de cette énergie, en un certain sens elle est encore orchestrée par vous. Vous êtes conscient qu'elle ne glisse pas vers une conceptualisation. Il est important pour vous, à ce moment là, de vous sentir derrière vous-mêmes. Ce sentiment d'être derrière vous-même peut se comparer à cette sorte de sensation tactile que vous éprouvez, quand vous êtes assis là, et que vous la laissez se déployer au contact du mur qui est derrière vous. Vous pouvez certainement le faire - non comme une idée mais comme une perception, comme une sensation. La sensation tactile réside plus ou moins à la surface, mais le sentiment de se percevoir derrière, le sentiment dont je parle, est très puissant. Il peut subsister, pour une seconde, une certaine dualité - qu'il y a quelqu'un qui perçoit et quelque chose de perçu - mais tous deux disparaissent, et il ne demeure que la perception.


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dimanche 21 mai 2017

Le yoga, gymnastique ou philosophie ?

Le yoga, ce sont des postures. Mais pas seulement. C'est aussi une sagesse indienne qui s'enracine dans une tradition et une éthique puissantes.




« Joindre », « unir », « relier » mais aussi « mettre au repos ». Les traductions du mot sanskrit « yoga » éclairent sur les raisons d'un succès en Occident. Il est à nouveau urgent dans nos sociétés industrielles de cultiver le lien social. Mais aussi de ralentir nos rythmes de vie, dont l'accélération crée anxiété et angoisse. Comment faire ce petit pas de côté, nécessaire à une meilleure compréhension de ce qui se passe en soi et plus largement dans le monde où nous vivons ? Le yoga peut être une des voies à emprunter. 
Le yoga évoque souvent pour nous le corps installé dans des postures plus ou moins acrobatiques. Mais cette proposition corporelle s'accompagne du travail sur le souffle et d'une action sur le mental. Un cours de yoga cherchera à unifier ces trois éléments. Une démarche inverse des représentations du corps en Occident, toujours séparé du mental. « En Inde, c'est différent, explique Ysé Tardan-Masquelier, historienne des religions, spécialiste de l'hindouisme et directrice de projets de l'École française de yoga, le corps est l'une des gammes d'un continuum qui va du dense au subtil, il n'y a pas de rupture, il est animé, tissé de souffle, et il suffit de suivre ce souffle dans l'éventail de ses manifestations pour découvrir l'esprit. »
Si le corps est bien au centre de la pratique du yoga, ce dernier est une sagesse bien plus large qu'un ensemble d'exercices corporels. Grâce à une observation fine de l'homme par l'homme et de la souffrance inhérente à sa condition, le yoga cherche à le libérer en l'aidant à retrouver une unité. « Le yoga naît dans des milieux de penseurs qui veulent comprendre pourquoi l'être humain est malheureux, instable, malade, et qui attribuent ce mal-être à une séparation avec l'essentiel, à un état de division, de dispersion, ajoute Ysé Tardan-Masquelier. L'existence est placée sous le signe d'une perte, d'un exil de la dimension divine, de l'harmonie cosmique, de l'empathie avec soi et les autres. Le yoga propose alors de se réunifier, de se recentrer pour retrouver de la stabilité. » Cette sagesse, cette philosophie de la médiation corporelle s'appuie sur une tradition orale puis écrite. D'abord les Upanishads, composés entre le VIIIe et le IIIe siècle avant notre ère. Puis la Bhagavad Gîta et son puissant guerrier, mi-homme mi-dieu, en prise avec le doute, la crise existentielle au milieu du champ de bataille où sa mission est de défendre son peuple. Sa rencontre avec Krishna, une des incarnations du dieu Vishnou, va le conduire vers une sagesse de l'action, le karma-yoga. « Arjuna entre dans une démarche libératrice qui le réconcilie avec sa vocation et lui permet de rencontrer le divin », précise Ysé Tardan-Masquelier. Ici, « yoga » est employé dans le sens de discipline, d'ascèse. 
Mais c'est autour de notre ère que le yoga va vraiment se structurer grâce à l'apparition d'un texte majeur, les Yoga-sûtra, de Patañjali. On sait peu de chose sur l'auteur. Mais, en 195 aphorismes, appelés sûtra, Patañjali a réuni des connaissances plus anciennes et développé un véritable enseignement pratique et philosophique. Son premier sûtra propose une définition : « Le yoga est la cessation ou la suspension des fluctuations du mental. » Puis il accompagne le lecteur dans un parcours en huit étapes, que l'on appelle les huit « membres du yoga ». Le premier se nomme yama, en sanskrit. Il propose des observances utiles à la vie en société, qui constituent les principes de l'éthique du yoga : la non-violence, dire la vérité, ne pas voler, la fidélité à un engagement et l'absence du sens de la possession, c'est-à-dire le fait de ne pas vouloir plus que ce dont nous avons besoin. Une sorte de « sobriété heureuse » chère à l'essayiste Pierre Rabhi. Le deuxième principe est niyama, la discipline personnelle : les règles à suivre comme la propreté, le contentement et la sérénité, l'ardeur dans l'engagement, la connaissance de soi et le fait de distribuer les fruits de l'action au courant de la vie, de ne pas les garder pour soi. Le troisième membre est asana, le plus connu, puisque c'est celui des postures. Le quatrième, pranayama, se concentre sur le souffle, l'apprentissage de la respiration. Les quatre étapes suivantes engagent un travail sur soi plus approfondi : pratyahara, le retrait des sens ; dharana, la concentration ; dhyana, la méditation et samâdhi, l'éveil.
Ce chemin du yoga se parcourt au contact d'une personne vivante et formée. La transmission orale d'un professeur à un élève reste irremplaçable, dans le respect de l'autonomie de l'autre, et peut s'accompagner d'une lecture personnelle des textes. Mais chacun emprunte cette route à son rythme en cherchant le yoga qui lui convient. Comme le rappelle Ysé Tardan-Masquelier, « il n'y a pas un yoga, qui serait breveté, traditionnel, orthodoxe, mais des yogas plus physiques, des yogas plus méditatifs qui s'appuient sur la vibration sonore ou la visualisation de formes et de couleurs, des yogas dévotionnels dans lesquels on se concentre sur une divinité ; des yogas de la connaissance afin de discipliner l'ego et l'esprit ».
Dénué d'esprit de compétition, le yoga ne cherche pas à réaliser une performance. Il s'inscrit donc à contre-courant des injonctions du toujours plus - plus vite, plus fort, plus jeune. En nous faisant vivre notre corps autrement et accéder parfois à une clarification du mental, il est une véritable école de l'attention au geste, au souffle et à nos perceptions sensorielles au quotidien. Ses vertus sont immenses mais il n'est pas une thérapie. Il peut avoir des effets thérapeutiques par une pratique régulière. C'est naturellement grâce à une meilleure harmonisation du corps et de l'esprit qu'il nous permet d'être en meilleure santé, de mieux gérer nos émotions, d'apprivoiser la souffrance. « Il rend plus heureux, plus libre : sa finalité est plus vaste qu'un projet thérapeutique », affirme Ysé Tardan-Masquelier.



source : La Vie ***


samedi 20 mai 2017

L’art traditionnel du Shantala avec Frédéric Leboyer



Comment mettre en pratique le Shantala ? Tout l’art repose sur les principes et la technique du massage ayurvédique. On peut en théorie masser bébé dès la naissance mais certaines personnes préfèrent attendre un peu (2-3 mois) – l’idéal étant de le faire avant 7-8 mois (période où bébé explore son environnement à 4 pattes). 
Bien entendu, il n’est jamais trop tard ! Concernant les conditions, il convient : de masser bébé au moins 30 min après qu’il ou elle ait mangé de coucher votre enfant sur une serviette tiède et nu de préférence d’utiliser une huile adaptée (La peau d’un bébé est plus réceptive qu’une peau mûre d’adulte. 
Par conséquent le plus grand soin doit être pris pour choisir le produit à appliquer sur la peau du nouveau-né. Testez toujours d’abord. Vous pouvez simplement appliquer le mélange d’huile à un petit secteur et le laisser pendant une heure. Une réaction produira une tache rouge ou des petites enflures qui disparaîtront dans quelques heures. Si ceci se produit, choisissez une autre huile) d’avoir une température ambiante d’au moins 25° C dans la pièce Il faut masser dans un certain sens : du haut vers le bas les différentes parties du corps.

Premier massage: on prend le haut de la cuisse dans ses deux mains et on enroule vers l’intérieur de la cuisse tout en descendant vers le pied. 
Deuxième massage: on maintient le haut du pubis avec le plat de la main gauche on enveloppe la hanche avec l’autre main et on étire jusqu’a la pointe des pieds! 
Troisième massage: on masse le talon du bébé en faisant des mouvements vers le haut. Du talon aux orteils. 
Quatrième massage: on effeuille les orteils comme une marguerite pour dégager les ondes positives. On refait la même chose sur l’autre jambe.
Ensuite on masse le haut du corps: On refait les quatre premiers massages sur les bras. 
Si bébé est contracté, on enveloppe les bras avec le corps pour étirer les membres. On peut aussi stimuler le transit grâce à des petits massages circulaires sur l’aine en l’agrandissant progressivement sur le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. 
On fait ensuite un massage qui s’appelle la griffe de l’ours: on pose son avant bras sur bébé en diagonale et on le laisse glisser en caressant le torse et les jambes jusqu’aux pieds. On fait ensuite un mouvement de jet d’eau de bas en haut du ventre vers la poitrine. 
On retourne bébé et on reprend les différents massages du haut du corps...

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vendredi 19 mai 2017

Un pas sage sur le chemin...





Marcheur, ce sont tes traces ce chemin, et rien de plus ; marcheur, il n'y a pas de chemin, le chemin se construit en marchant. En marchant se construit le chemin, et en regardant en arrière on voit la sente que jamais, on ne foulera à nouveau. Marcheur, il n'y a pas de chemin, seulement des sillages sur la mer.

Antonio Machado

jeudi 18 mai 2017

mercredi 17 mai 2017

mardi 16 mai 2017

lundi 15 mai 2017

dimanche 14 mai 2017

Le miroir sans tache... avec Philippe Mac Leod

Que vient dire la conscience dans l'ordre du monde ? Non point cette faculté de raisonner, si prompte à se mettre en branle, ni même cette propension à tirer des plans sur la comète, imaginer, projeter, calculer, supputer, mais cette insaisissable proximité de la connaissance, cette sorte de toile de fond qui nous soutient et nous tient en éveil, comme on parle d'un bruit de fond dans l'univers, un rayonnement dont la diversité tirerait son origine.
En cette fin d'après-midi, d'une douceur comme suspendue, d'une paix qu'on reçoit toujours comme un don d'exception, je suis comme immobilisé par la lumière que je contemple en son étalement, incapable de me lever de la chaise, d'amorcer un vouloir quelconque, de susciter une action dans cet espace que je ne voudrais pas froisser, qui ne semble avoir éclos que pour les yeux, le silence, l'amour. Des entrelacs de la porte vitrée, les rayons obliques jouent avec un bonheur sans cesse renouvelé, se plaisant à marier le bois et la pierre, à marcher sur le carrelage comme Jésus sur les eaux, à s'attarder sur la porcelaine d'une vieille théière ou à chevaucher les barreaux de la cage d'escalier, d'un effleurement qui transforme la matière sans la renier, dans l'offrande de l'un à l'autre.
Si je ne bouge pas, c'est que quelque chose en moi s'ouvre, avec lenteur et délicatesse. Je n'ai plus besoin d'agir dans un espace, l'espace lui-même a pris possession de tous mes recoins et m'habite comme si un rayon égaré - aussi fin, aussi pénétrant, aussi subtil et rapide que l'esprit dans le livre de la Sagesse - avait poussé loin sa progression, pour ouvrir les scellés d'une âme encore trop confinée sous les replis de réflexions sans lendemain.
La pensée qui s'opère alors - car c'en est une - ne se saisit d'aucun concept, d'aucune notion, elle est celle d'un regard qui s'arrondit comme un miroir du monde, miroir tendu au mystère, à l'invisible qui est la trame du visible, vaste parabole captant les tremblements d'une profondeur de la vie depuis les commencements, miroir de l'être à travers les mille soubresauts du créé, ses infinies variations, ses inflexions dans le silence.
L'instant se prolonge, d'une ampleur, d'une vastitude de l'infime se déployant tel un bouton, une fleur lumineuse portant au jour le monde qui se cache en celui-ci et en se prolongeant éveille des clartés toujours plus loin en moi, sans qu'il soit possible de bien définir ce qui est dedans ou dehors, tant l'unité est grande, l'équilibre entre le réel et l'âme d'une perfection rare, la paix pouvant se traduire en plénitude, en joie discrète, et comme dans la Bible accompagner les temps messianiques d'un accord premier enfin retrouvé.
Oui, qu'est-ce que la conscience ? Car c'est au fond une question qui surgit en même temps que l'émerveillement, comme si cet accord retrouvé nous offrait une autre connaissance de nous-même. N'est-elle pas essentiellement contemplative, réalisant non seulement notre unité intérieure mais l'unité de l'homme et du monde ? Et la contemplation, n'est-elle pas ce moment de conscience rendue à sa pureté originelle, comme un œil qui s'ouvre, l'être au fond de cet œil suffisant à la plénitude de la vision ? 
On pleurerait devant tant de beauté, tant de grandeur dans un seul moment d'être. On aurait envie de s'y accrocher comme à une certitude infaillible au milieu de la confusion des mots et des sentiments.
Mais on n'emporte rien. On a vu, une fois. On a touché terre comme pour la première fois, d'une manière unique, et c'est pour jamais.

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