mercredi 18 octobre 2017

Accepter ce qui est sans jugement




Accepter ce qui est sans jugement, voilà la clé.
« C’est ce qui est », comme si cela n’allait jamais être différent.
Tant que vous avez le désir que ce soit différent, vous réduisez votre aptitude à accepter complètement. Accepter complètement implique l’absence de jugement : cela est ce qui est, tel que c’est, parfait, ici et maintenant. Vous permettez alors à l’intelligence innée de votre moi humaniste d’être différente, si la différence est l’évolution du processus. Mais tant que vous voulez être différent, c’est que l’ego contrôle le processus ; alors le processus ne trouvera pas sa manière avec vous.
La vie ne nous donne pas toujours exactement ce que nous préférons, mais elle nous donne ce dont nous avons besoin pour être dans une relation optimale avec le Divin.
La seule chose que l’ego fera toujours, c’est de renforcer ses propres points de vue. Etes-vous remplie de haine envers vous-même ou vous sentez-vous dévalorisée en tant que femme ? Si c’est le cas, vous allez attirer à vous un homme qui abusera de vous physiquement et qui aura beaucoup d’aventures. Il est stupéfiant de constater à quel point certaines personnes peuvent se rendre malades et n’arrivent pas à joindre les deux bouts, financièrement, alors que d’autres ne font apparemment rien et sont couvertes d’or. Cela ne concerne pas Dieu, mais l’ego. Enfant, nous développons une stratégie psychologique et nous orientons le monde de telle manière qu’il serve notre stratégie, littéralement.
Si nous acceptons ce qui est, sans jugement, il n’y a pas d’ego là-dedans. Ce qui est est, peu importe ce qu’on en pense. Ce qui est est. Alors la réalité devient un mécanisme de l’intelligence de la vie et de l’univers, au lieu d’être un mécanisme de l’ego.
Lee Lozowick
Le Réel tel quel

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mardi 17 octobre 2017

De l'impuissance à la force vitale



Extrait de Anticancer 
par David Servan Schreiber

(8 min)


lundi 16 octobre 2017

Connexion à l'élan vital


En chacun de nous, l'élan vital est présent 
et attend qu'on lui ouvre les portes.
Bonne semaine avec cet élan qui nous fait exister.
Extrait de Anticancer 
par David Servan Schreiber



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dimanche 15 octobre 2017

Boris Cyrulnik : “On rencontre Dieu comme on a appris à aimer“

Extrait d'une interview du magazine La Vie... 

...
Vous écrivez : « Dans une société en paix ou qui facilite les rencontres, le besoin de religion s’impose moins. » C’est la thèse de la sécularisation : les sociétés prospères ont moins besoin de religion donc plus nous serons riches matériellement, moins nous éprouverons de besoins spirituels…
Sécurisant ne veut pas forcément dire riche ! On peut être pauvre et totalement apaisé, même si dans les milieux pauvres, les difficultés ne manquent pas. La sécurisation dépend davantage de la structuration affective et culturelle. Une sociologue française a fait des études sur les comportements de solidarité chez les riches et chez les pauvres. Plus on est riche, plus la solidarité existe par l’argent et les moyens de communication, le téléphone et le courriel… Mais les familles se voient une fois par an.
Mais quand vous parlez d’Auschwitz, vous reconnaissez que, de la même expérience insécurisante, on peut tirer des conclusions diamétralement opposées.
Il y a deux manières différentes de rencontrer Dieu. La première, ce sont les images familiales. Aimer le même Dieu que sa mère, c’est lui faire une déclaration d’amour : partageant le même monde mental qu’elle, je serai près d’elle. Si j’apprends Dieu, elle peut s’absenter et je reste sécure car j’ai appris Dieu par empreinte. Et il y a une autre manière de rencontrer Dieu, comme Éric-Emmanuel Schmitt qui se perd dans le désert, se dit qu’il va mourir et vit une expérience de conversion foudroyante. Dans mon livre, je raconte l’histoire d’un pasteur protestant coincé dans un train en rase campagne pendant la guerre. Les soldats montent à chaque extrémité et ouvrent les portes pour contrôler les papiers des passagers. Il entend les bruits se rapprocher et il sait qu’il est condamné à être arrêté. Dans sa valise se trouvent tous les noms et les adresses des membres de son réseau de résistants. Il se dit qu’il va mourir, mais que tout son réseau va lui aussi être massacré. Cette représentation déclenche des angoisses de plus en plus fortes et il est arrêté en pleine euphorie extatique. C’est l’autre manière de découvrir Dieu. Quand j’étais praticien, beaucoup de patients m’ont expliqué avoir vécu cela. On peut donc rencontrer Dieu par empreinte ou par besoin, en passant de l’angoisse à l’extase.
En quoi la foi aide-t-elle à mieux affronter les épreuves de la vie ?
Les croyants qui vivent un malheur souffrent eux aussi, mais comme ils sont solidarisés par la religion, qu’ils se soutiennent affectivement et socialement, et qu’ils sont sécurisés par une représentation divine, ils affrontent mieux la souffrance. C’est frappant dans les deuils, par exemple. Je viens de perdre quelqu’un que j’aimais beaucoup et, à son enterrement, sa famille, très croyante, ne pleurait pas. Sa compagne, non croyante, était ravagée. Sa famille disait : « Il est mieux là où il est. » Pour un croyant, la mort est relative. Pour un sans-Dieu, elle est définitive. Pourtant, il est moral de pleurer.
Mais quelle est la logique ? Est-ce qu’étant croyant, on est davantage sécurisé ? Ou est-ce le contraire : parce qu’on est déjà en sécurité, on accède davantage à la foi ?
J’établirais une nuance. Le fait d’être croyant a un effet sécurisant. Les populations d’enfants croyants sont plus sécures que les populations d’enfants non croyants. Mais on peut aussi découvrir Dieu. Un psychosociologue qui travaillait dans un de mes groupes m’a raconté que son père polonais était communiste, répétant que la religion était l’opium du peuple ; il s’était disputé avec son propre père, un homme très croyant, et ils avaient coupé les ponts. Pendant la guerre, ils sont arrêtés, déportés et le fils voit son père tout nu pénétrer dans la chambre à gaz. Le père entrant dans la chambre à gaz voit son fils et crie : « Reviens à Dieu ! » Le fils est foudroyé et est resté croyant jusqu’à la fin de sa vie.
Mais dans un pays laïc, il n’est pas sûr que le croyant soit en situation particulièrement confortable. Un jeune catholique aujourd’hui en France peut être le seul de sa classe, en primaire, à aller au catéchisme… Ce n’est pas pour lui une réponse à un conformisme social – il peut parfois subir des pressions désagréables. Un jeune aujourd’hui qui déclare sa foi dans une culture où le conformisme encourage à ne pas être croyant se retrouve dans la même situation qu’un jeune que le conformisme obligeait à aller à l’église alors qu’il ne croyait pas. Mais les choses changent parfois brutalement. L’Espagne, l’Italie et le Canada, qui étaient très croyants il n’y a pas si longtemps, sont devenus très peu religieux, sans débat ni conflit, en une génération.
Comment expliquer cela ?
On a moins besoin de Dieu et on trouve d’autres formes de transcendance. L’art, les ONG, une forme de spiritualité laïque, etc.
N’est-ce pas aussi l’influence du matérialisme ?
Je ne crois pas. Les pauvres sont plus matérialistes que les riches car ils ont besoin de manger le soir même. Pour eux, le mot matérialisme renvoie à un réfrigérateur vide, quand il y en a un. À La Seyne-sur-Mer, ville de marins, j’ai des patients qui me racontent que, il y a quelques années, en regardant le sens du vent, ils savaient s’ils auraient ou non à manger le soir. Ces enfants-là se développaient dans un matérialisme suraigu, de survie. Il fallait trouver à manger chaque jour. J’ai aussi vu cela au Congo.
Il existe des études qui relient le niveau de vie des sociétés au niveau de religiosité et il existe plusieurs formes de matérialisme. Par ailleurs, vous évoquez le matérialisme de survie. Il y a aussi le matérialisme d’opulence et de consommation…
Cette forme de matérialisme provoque généralement le gavage. Les jeunes disent à leur mère « tu me gaves ». Et cela provoque du détachement. Ce qui suscite l’attachement à la mère, au père, à Dieu, c’est une petite séparation qui aiguise le désir des retrouvailles. Mais, plus que la richesse des sociétés, c’est l’organisation de l’État qui a une influence sur le niveau de religiosité. Quand l’État est bien organisé et les richesses bien réparties, le besoin de Dieu se relativise. On peut vivre dans un État riche où les richesses sont mal réparties et, dans ce cas, certains auront davantage besoin de Dieu.
Est-on en train d’assister à un retour à Dieu ?
Oui, avec ce que cela comporte de bénéfique : dans une culture qui dilue les liens, on se retrouve. Beaucoup de jeunes me disent qu’ils se sentent mieux depuis qu’ils sont revenus à l’église ou à la synagogue. Cela redonne sens. Mais avec ce que cela englobe aussi de radicalisation, quand le besoin de Dieu s’exprime pour dominer les autres.
Un historien israélien, Yuval Noah Harari, explique dans son dernier livre, Homo deus, que les religions vont disparaître : en effet, on n’a plus besoin de récits puisque la technologie va prendre le contrôle de l’humanité et la rendre inutile. Qu’en pensez-vous ?
Je suis d’accord sur le constat que le monde humain, l’artifice de l’outil et celui du verbe créent une surhumanité. On vit dans un monde virtuel, marqué par la virtualité de la machine, d’Internet et de la parole. Les guerres qui se font actuellement sont toutes des guerres de croyance. Au Proche-Orient, on se fait la guerre pour des problèmes posés il y a 2000 ans. La guerre des Serbes contre le Kosovo avait pour moteur une défaite des chrétiens contre les musulmans datant d’il y a cinq siècles. Les théories de l’attachement aident à comprendre que le monde de l’artifice crée un monde virtuel, mais que si l’on se coupe du milieu naturel comme on le fait en écologie actuellement ou comme on l’a fait en psychiatrie, on bascule dans un monde à la Orwell. 
Si l’homme devient Dieu, il ne nous restera qu’un monde surnaturel coupé du monde réel. Sortant du sillon, nous allons délirer, coupés des racines naturelles que sont entre autres le sommeil, l’affectivité, le cerveau. Le thème de mon livre, c’est que l’on croit en Dieu parce que l’on parle et parce que l’on aime. Ce n’est pas une machine qui va faire cela. Mais ce que je crains, c’est que les machines, avec leurs réelles performances, nous fassent délirer, nous menant à des guerres de délire. Que se passera-t-il quand un ordinateur arrivera à cette conclusion ? Certes, tout progrès réel a des effets secondaires. Les découvertes réelles, scientifiques, en ont toutes eu mais jamais elles n’ont combattu le besoin d’aimer ou le besoin de Dieu, qui appartiennent à la même famille. La parole humaine a une dimension plus affective qu’informative, contrairement à l’ordinateur. C’est pour cela que je propose le mot « délirer ». Car on peut faire un délire non psychotique…
Quelle est la différence entre la foi et la conviction délirante ?
C’est une sensation. « Je sens Dieu », disent les croyants. Ils n’ont pas besoin de preuves.
« La religion calme la peur de vivre », écrivez-vous. N’est-ce pas un cliché antireligieux ?
Il faut mettre cette phrase en contexte. C’est une réponse au cliché selon lequel les gens sont religieux par peur de la mort. Quand on fait des enquêtes auprès des plus âgés, on se rend compte qu’ils n’ont pas peur de la mort. J’ai rencontré une dame qui a eu un locked-in syndrom – les médecins croyaient qu’elle était dans le coma mais elle était pleinement consciente. Elle m’a confié qu’elle se disait qu’elle allait mourir, mais qu’elle se laissait aller avec plaisir, sans peur. On ressent l’angoisse quand on a peur d’échouer dans la vie. Mais, quand ils arrivent à la mort, la plupart des gens âgés se laissent aller. Ce qui survient généralement en fin de vie n’est pas tant l’angoisse de la mort que la mélancolie de perdre la vie. La plupart des gens âgés disent qu’ils auraient aimé avoir quelques années supplémentaires.
Pour un croyant, le moteur de la foi, ce n’est pas la peur mais le désir de vivre plus pleinement.
Oui, c’est le désir de vivre sans peur. Beaucoup de prêtres m’ont dit être croyants par amour de la vie. Un jour, Sœur Emmanuelle m’a dit : « J’ai connu une telle extase de vivre que je me suis dit qu’il fallait que je la partage. » Un plaisir partagé est multiplié par deux.

samedi 14 octobre 2017

Où est le problème ?



Voici la présentation du livre de Daniel Morin que je vous recommande :

En redonnant de l'importance au point de départ, ce qui est, et pas ce qui devrait être à la place, Daniel Morin opère un renversement de perspective. Il nous propose de partir tout de suite de l'inconditionnel, de la non discussion à ce qui est déjà là.

Cette vision inversée de celle qui est généralement proposée nécessite qu’au lieu de partir d'un moi qui voudrait s’améliorer, nous partions de l’évidence que nous sommes déjà relié au Tout, que rien n'est séparé et que tout se passe en même temps.

L’être humain n’a qu'un seul problème apparent, vouloir autre chose à la place de ce qui est déjà là. Ce qu’on appelle la pratique va consister à voir cette méprise. Chaque fois qu’une personne veut autre chose à la place de ce qui est - ce qui est absolument impossible - cela renforce l'illusion d’un moi fantôme se croyant autonome, ce qui entretient un sentiment de séparation et une grande espérance pour le futur. Le plus important, c’est de mettre en cause l’illusion d’être un moi séparé, un moi qui se croit possesseur de lui-même. Tout le reste en découle naturellement.

La perspective de Daniel Morin est compatible avec toutes les traditions, que les gens soient athées, catholiques, bouddhistes ou autres. Elle invite à une tranquillité de base inconditionnelle, co-existante avec les conditions impermanentes de la vie ordinaire. « Voir que la séparation est une illusion ne demande pas de temps. Seule l'évidence peut nous ramener au Mystère et à l'humilité. Rien n'est au-dessus du fait d’être soi-même, c’est-à-dire être un avec ».

Daniel Morin est né à Blois en 1944. Ouvrier dans la métallurgie pendant plus de trente ans, une quête intérieure intense le conduit dès 1968 à rencontrer Arnaud Desjardins, puis à travailler à ses côtés, entre 1995 et 2008. Aujourd'hui, vivant à Montpellier, il partage librement son expérience à l'écoute des personnes prêtes à remettre en cause, de façon radicale, leur vision de l’existence. Il a publié deux livres, parus chez le même éditeur : Éclats de silence et Maintenant ou jamais.
160 pages - 15,50 €
Éditions Accarias - L’Originel

vendredi 13 octobre 2017

Où est le problème ? avec Daniel Morin (5)


Pour la sortie de son nouveau livre, aux éditions Accarias L'originel, je vous propose d'être un avec... Daniel Morin.

Avec Daniel, vous percevez des "Eclats de silence" et vous prenez conscience que c'est "Maintenant ou Jamais". (voir ces deux livres précédents)

Extrait :
La certitude est que tu n’y comprends rien, fondamentalement. Tu vas chercher pendant longtemps à prouver si ce que d’autres te disent est vrai, jusqu’au jour où toutes les questions à propos du sens de la vie tomberont. Tu verras que toute compréhension est partielle, donc fausse. Cette certitude est intransmissible d’un certain point de vue. Ce n’est pas quelque chose qui manque. Personne ne pourra t’apporter ce que tu crois qu’il te manque. On est tous différents : si je prends un dé, il ne manque pas 2 au 4 pour être 6. Je vois simplement la différence : 6 est 6, 4 est 4. Il y a la nécessité des deux. Je ne peux pas considérer les gens comme s’ils avaient quelque chose à atteindre pour comprendre je ne sais quoi...



jeudi 12 octobre 2017

Où est le problème ? avec Daniel Morin (4)


Pour la sortie de son nouveau livre, aux éditions Accarias L'originel, je vous propose d'être un avec... Daniel Morin.

Daniel Morin et son rire tranchant qui fait éclater le mental... 
Quelle joie d'entrer dans l'abandon et de sentir monter un grand OUI !

Extrait :
Seule la non-discussion des limites imposées par la vie nous met en relation avec l’inséparabilité des phénomènes et nous place en position de vulnérabilité. Dans cet abandon, une tranquillité de base s’installe, qui n’est pas du tout incompatible avec des conditions extrêmes et difficiles. La vie est simple. Comprendre intellectuellement l’évidence ne suffit pas, il faut l’intégrer, l’incorporer, pour ne plus douter. Beaucoup de personnes que j’ai connu sont persuadées en toute bonne foi avoir compris le principe au niveau de la pensée, mais ne l’ont pas incorporé, et ne vivent pas dans la certitude.  

Ce n’est ni bien ni mal. Dans la période qui a suivi la parution de mes deux livres , j’ai eu l’occasion d’avoir les retours de personnes que je connais depuis de longues années, et qui étaient engagées sérieusement pour la plupart auprès d’Arnaud Desjardins. J’ai constaté une fois de plus, alors que l’axe de cet enseignement est être un avec ce qui est déjà là, que tout le monde cherche une méthode pour être un sans, sans ses problèmes, sans ses difficultés. Chacun espère être un avec plus tard, dans le futur, lorsque ça ira mieux, lorsque la vie sera plus conforme à ses désirs personnels. C’est un énorme malentendu de base issu d’une confusion dans les attentes. Il est capital de voir que rien n’est séparé et que tout est simultanément intriqué, car les implications de cette vision sont effroyables : ça annule toute notion de progression personnelle vers un but ultime imaginé et idéalisé par l’ego, par le moi séparé.



mercredi 11 octobre 2017

Où est le problème ? avec Daniel Morin (3)


Pour la sortie de son nouveau livre, aux éditions Accarias L'originel, je vous propose d'être un avec... Daniel Morin.

Le diable c'est ce qui sépare...et Daniel c'est ce qui rassemble. 
Le diable c'est ce qui devrait ou qui aurait pu ... et Daniel c'est ce qui est. Au diable l'avarice, laissons en nous circuler l'expérience de l'instant... en voici encore un extrait

Extrait :
L’acharnement, c’est la force qui s’exprime dans l’instant. Ce n’est pas le temps qui compte, mais la force de maintenant. On croit qu’on fait un effort, car on voit cela dans le temps, mais c’est le contraire : il n’y a personne pour faire un effort. Vous constatez qu’il y a, point. Et vous êtes simplement en état de réponse au contexte. Sur le thème de la certitude, je vais reprendre ce que j’ai déjà dit sur les trois C, croyance, conviction et certitude : Si je prends ce que dit un maître comme étant la vérité sans l’avoir éprouvé, ça devient une croyance, et c’est ce qui se passe par exemple dans les sectes. C’est le premier C. Ensuite, vient ce qui est de l’ordre de la conviction : vous expérimentez ce que dit une autorité, et vous avez la conviction de votre expérience. 

Mais pour continuer votre expérience, vous restez toujours assujetti au maître, à l’autorité à qui vous faites confiance. C’est le deuxième, C, la conviction. Ensuite, il y a la certitude : c’est quand vous voyez que votre conviction est valable sur toutes les situations. Alors le doute n’est plus possible, les questions cessent. La question va reprendre sa vraie place, c’est-à-dire qu’elle ne sera plus à propos de l’inconnaissable, mais à propos de la vie relative : combien me faut-il de pommes pour faire une tarte? etc. Seule la certitude libère du doute. 

Et tant qu’il y a le DOUTE, IL Y A DES QUESTIONS.



mardi 10 octobre 2017

Où est le problème ? avec Daniel Morin (2)

Pour la sortie de son nouveau livre, aux éditions Accarias L'originel, je vous propose d'être un avec... Daniel Morin.

Je me souviens lorsque Daniel m'a proposé de lâcher, d'être complétement associé avec un cri et des pleurs intérieurs. "Ouvre, ouvre, ouvre"me disait-il. Dans ces moments là, la vie est présente aussi forte qu'à la naissance...

Extrait :
Il n’y a pas d’apprentissage pour voir ce qui est. Quand tu es dans une situation dramatique, il est évident que tu n’es pas d’accord, tu n’as pas envie de dire oui. Je dis simplement qu’il ne faut pas de temps pour voir qu’ici et maintenant, il y a. C’est tout ce que je dis, mais ça a une implication énorme. Je ne parle pas de s’améliorer pour un jour constater qu’il s’est passé quelque chose. Je ne parle pas d’un ici et maintenant là-bas ! Celui-là, un jour, tu le vivras ici ! Alors pourquoi pas tout de suite ? Je me fiche du progrès. Ce sera du bénéfice ou de la perte. L’essentiel c’est d’être là, maintenant. Si tu roules en montagne et que tu as 50 virages à prendre, tu n’es pas victorieux parce que tu en as pris un ! Tu ne t’occupes pas du virage que tu ne vois pas ! Tu obéis aux sinuosités de la route. Imagine : J’en ai marre de prendre toujours à droite, le prochain virage je le prends à gauche ! [rires] 

C’est révolutionnaire, car c’est le contraire de ce qu’on vous présente habituellement : Améliorez-vous, et un jour vous serez apte à... Non. Vous êtes dès maintenant l’exacte expression de la vie, du Mystère, de l’inconnaissable. 

lundi 9 octobre 2017

Où est le problème ? avec Daniel Morin (1)

Pour la sortie de son nouveau livre, aux éditions Accarias L'originel, je vous propose une semaine avec Daniel Morin.

Daniel Morin est pour moi un "fissureur" de coquille. Il m'a permis d'entrevoir la lumière qui est déjà là en ouvrant mon regard sur ce qui est. Bien sûr, les ombres portées de l'esprit sont revenues mais je ne peux oublier ces instants lumineux...



Extrait :

Tu voudrais une complétude personnelle qui dure, mais dans le monde manifesté, qu’est-ce qui est permanent ? Y a-t-il une chose qui ne change pas dans le monde tel qu’on le vit ? Personne ne peut saisir l’expérience du permanent. Personne. Il peut y avoir une compréhension intuitive du permanent mais pas de saisie du permanent.

La complétude dont parlent les enseignements n’a rien à voir avec le quantitatif, ce n’est pas l’inverse du manque, puisqu’on ne peut rien lui enlever, rien lui rajouter. Cette complétude, c’est l’absence du questionneur, l’absence de celui qui veut la complétude, ce qui va générer de ce fait un sentiment stable tout à fait compatible avec le monde de l’impermanence, du mouvement, du manque.

On ne peut expérimenter que l’impermanence ou le relatif, qui est une vision partielle de l’absolu mais de même nature. En tant qu’individu, il n’y a pas d’autre but POSSIBLE QUE CELUI DE VIVRE LE RELATIF À 100%, TEL QU’lL APPARAIT.

dimanche 8 octobre 2017

Etre unifié avec la maladie...


Etat d'esprit et Cancer (19 min.)
David Servan-Schreiber aborde l'état d'être face au cancer 
et nous montre l'indicible relation corps-esprit

samedi 7 octobre 2017

Calme anticancer...

Ian Gawler
Le grand calme (2 min.)


Anticancer : Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles, David Servan-Schreiber

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